Stress : transformez-le en… booster grâce à cette méthode

Stress : transformez-le en… booster grâce à cette méthode

                                                        Cher(e) ami(e) de la Santé,

                                              C’est très désagréable d’être stressé.

Mais c’est surtout dangereux : le stress et l’anxiété font vieillir plus vite et mourir plus tôt que prévu. [1]

Cela provoque aussi des maladies comme le diabète, l’hypertension… et même les démences séniles !

Heureusement, il existe un nombre impressionnant de méthodes naturelles validées scientifiquement pour se protéger contre ce « tueur silencieux ».

De la nutrithérapie (vitamines B, C, magnésium [2] et probiotiques [3]) à la médecine par les plantes (passiflore, valériane, Griffonia [4]) en passant par l’aromathérapie (huile essentielle de lavande [5]), la nature nous offre quantité de remèdes précieux contre le stress.

Et il y a bien sûr toutes les approches « corps-esprit », incontournables pour retrouver la sérénité en profondeur : cohérence cardiaque, massages, yoga, qi gong, tai chi, méditation, biofeedback, EFT…

Mais je voudrais aujourd’hui vous parler d’une méthode nouvelle, révolutionnaire.

Vous n’avez pas besoin de pilule, de plante, de matériel, et encore moins de faire des exercices.

Tout se joue dans votre tête, sur le simple pouvoir de votre pensée… c’est d’une simplicité biblique !

Et en plus, cette technique a le grand avantage d’agir sur le stress le plus redoutable, celui qui vous tue à petit feu.

Car il n’y a pas un seul type de stress… il y a du « bon » et le « mauvais » stress :

Le BON : ce stress vous permet de vous dépasser !

Le bon stress, c’est celui dont la Nature nous a équipé pour faire face aux dangers du quotidien.

Quand nos ancêtres chasseurs cueilleurs se trouvaient nez à nez avec une bête féroce, c’est grâce aux effets du « stress » qu’ils parvenaient à s’en sortir vivant.

Le stress prépare votre corps à agir : soit à vous battre, soit à prendre la fuite (fight or flight).

En moins d’1/20ème de seconde, votre système nerveux « sympathique » vous rend prêt à vous battre, à courir plus vite, ou encore à mieux respirer.

L’adrénaline se met à couler à flot dans votre corps, avec tout une série de conséquences utiles :

  • Votre cœur bat plus vite et votre tension s’élève, pour mieux irriguer vos organes essentiels pendant l’effort intense à venir ;
  • Vous devenez pâle, car la circulation sanguine se concentre sur vos membres les plus vitaux : les bras, les jambes, le cerveau, les yeux et même le nez. L’objectif est que vous puissiez agir et réfléchir plus efficacement ;
  • Vos pupilles se dilatent, pour améliorer votre vision et votre bouche devient sèche car l’heure n’est pas à la digestion (aidée par la salive), mais à sauver votre peau.

Bref, vous mobilisez en une fraction de seconde toutes les ressources de votre corps pour vous dépasser… et rester en vie.

De nos jours, on croise moins de bêtes féroces…

…Mais le même phénomène se produit avant un discours en public, une compétition sportive, ou une rencontre amoureuse : votre corps vous prépare à donner le meilleur de vous-même.

C’est pourquoi, d’ailleurs, les grands sportifs ont besoin du « bon » stress.

Lorsqu’une grande sprinteuse est venue consulter le spécialiste Jim Afremow parce qu’elle voulait « arrêter de stresser »… celui-ci a éclaté de rire tellement cela lui paraissait incongru :

« Les athlètes doivent concevoir le stress comme quelque chose qui les aide à se préparer à la performance. Ils doivent se dire ‘’Oui, j’en ai besoin !’’ Au lieu de vouloir éviter le trac, les ‘’papillons dans l’estomac’’, ils doivent amener ces papillons à se coordonner et à voler en formation ». [6]

Ce « bon » stress est là pour vous aider à surmonter des épreuves… y compris les plus pénibles.

Du bon stress, oui, mais à une condition 

Quand vous essuyez les foudres de votre patron, la colère d’un client mécontent ou d’autres difficultés du quotidien, comme les disputes conjugales ou les conflits avec ses enfants…

… c’est encore le stress qui vous aide à mobiliser votre énergie pour affronter l’orage.

C’est lui, également, qui vous permet aussi de réagir au quart de tour en cas de danger imminent, comme lorsque vous voyez votre enfant s’approcher dangereusement de la route.

Le stress peut alors vous donner une force vertigineuse : pensez à ces deux mères qui ont réussi à soulever une Renault Clio de 1 400 kilos pour sauver un enfant. [7]

Tous ces stress ponctuels n’ont rien de mauvais si vous respectez une condition : que vous bénéficiez d’un repos bien mérité après l’événement stressant.

Si vous continuez d’être stressé après coup, par exemple pendant le repas, vous ne pourrez pas bien digérer. Je rappelle que ce n’est pas la priorité de votre corps, qui se comporte comme si vous faisiez face à un rhinocéros !

Même chose pour le côté créatif qui est en vous : il est mis en sommeil, car ce n’est pas le moment de peindre un chef d’œuvre ou de faire de l’humour. 

Et c’est le même problème pour la guérison : une étude récente a montré que les blessures des patients stressés mettaient 40 % de plus de temps à guérir ! [8] 

C’est logique, car votre corps stressé est focalisé sur sa capacité à combattre, et non à se réparer !

Voilà pourquoi vous risquez de dépérir si votre vie n’est qu’une succession ininterrompue de stress.

Comme le dit joliment le Dr Joe Dispenza : 

« C’est comme vivre dans un pays où 98 % des ressources seraient affectées à la défense nationale, et où rien ne serait consacré aux écoles, aux bibliothèques, à la construction et à l’entretien des routes, aux systèmes de communication, etc. » [9]

C’est aussi comme si vous courriez un marathon tous les jours.

L’activité physique est comme le stress : elle est bonne à petites doses, à condition d’être suivie d’un repos suffisant.

Si vous faites trop de sport, votre corps devient affaibli, vulnérable. Vous êtes au bord de l’épuisement. Alors que si vous faite de l’activité raisonnablement, votre corps en sort renforcé, ragaillardi.

De même, à petites doses, et avec le bon repos, le stress vous rend plus fort.

Mais s’il devient trop fréquent, il vous affaiblit, parfois jusqu’au « craquage » (burn-out).

Voilà la différence classique que font les psychologues entre stress « aigüe » (ponctuel, utile) et « chronique » (permanent, dangereux).

Mais vous devez connaître également une autre forme de stress, que l’on a découvert récemment.

Lui aussi était prévu par la Nature pour nous sauver la vie… mais aujourd’hui au 21ème siècle, il fait généralement notre malheur !

La BRUTE : ce stress vous paralyse (littéralement)

Face à une bête sauvage ou un ennemi puissant, notre corps n’est pas seulement programmé pour se battre ou fuir (fight or flight).

Dans certaines conditions, notre corps a aussi prévu de se figer sur place (freeze).

Cela se produit quand votre cerveau estime que vous n’arriverez pas à vous en sortir.

Votre cerveau pense que vous n’avez aucune chance… qu’il est totalement inutile de combattre ou de fuir… et il vous prépare alors au pire.

Au lieu d’avoir la tension qui s’élève pour mieux irriguer vos organes vitaux, votre pression artérielle se réduit et vos vaisseaux se contractent… pour vous éviter de saigner trop abondamment en cas de blessure !

Plutôt que de vous donner de l’énergie pour combattre, votre corps se met en veilleuse et se prépare à « endurer les coups » en libérant des anti-douleurs (endorphines).

Cela peut aller jusqu’à l’évanouissement, qui est une stratégie de survie fréquente dans le monde animal : « faire le mort » écarte les prédateurs car ils se méfient instinctivement des cadavres (après tout, ils ne savent pas de quoi ils sont morts, peut-être d’un empoisonnement !).

Cette « stratégie » consistant à se « figer » peut d’ailleurs être encore utile de nos jours.

Récemment, un homme nommé Todd Orr a survécu à l’attaque d’un ours dans un parc national américain… parce qu’il a fait le mort ! [10] 

De façon plus dramatique, la réaction de « paralysie » frappe fréquemment les femmes victimes de viol. Après coup, beaucoup s’en veulent de s’être « laisser faire », alors qu’elles n’ont tout simplement pas pu surmonter ce réflexe inné qui les a paralysées.

En dehors de ces horribles circonstances, ce type de stress n’est pas toujours mauvais lorsqu’il reste ponctuel, face à un événement grave par exemple.

En revanche, c’est bien ce stress qui cause le plus de dégâts lorsque votre imagination en fait une réalité quotidienne.

Le TUEUR : ce stress qui rend malade

Nous, les êtres humains, nous n’avons pas besoin de nous retrouver face à un danger immédiat pour ressentir du stress.

Il nous suffit d’imaginer un drame ou une épreuve pour que notre corps s’y prépare. Même si cet événement pourrait avoir lieu des jours ou des mois plus tard !

Cette anticipation du danger produit deux réactions très différentes, selon la situation… ou votre tempérament :

  • Soit vous estimez que vous avez la capacité d’y faire face, et votre corps se met en mode d’un défi à relever : c’est le « bon stress » qui vous prépare à fuir ou vous battre en mobilisant toutes vos ressources physiques et intellectuelles ;
  • Soit vous pensez que vous n’êtes pas « de taille », et votre corps se met en mode d’une menace à subir : cela ressemble au stress paralysant, qui déclenche chez vous des émotions de peur et d’anxiété.

Est-ce que cela ressemble à ce que vous ressentez ?

Si le stress a tendance à vous paralyser à l’avance, si les épreuves futures ont tendance à vous donner envie de vous cacher sous les couvertures plutôt que de les affronter…

… alors vous faites partie de la deuxième catégorie.

Si c’est le cas, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

La mauvaise, c’est que cela peut raccourcir votre vie en bonne santé si ce stress devient quotidien.

La bonne, c’est que vous pouvez agir de façon très simple pour l’éviter !

Votre vie est-elle un défi ou une menace ? C’est une expérience scientifique incroyable qui nous le dit.

Des chercheurs ont rassemblé des mères qui s’occupent d’un enfant victime d’une maladie chronique – et qui subissent un énorme stress permanent, comme vous pouvez l’imaginez.

Ils ont ensuite mesuré leurs « télomères ». Les télomères, c’est le capuchon de vos chromosomes, qui révèlent votre « âge biologique réel ».

Si vos télomères sont longs, c’est que vous êtes encore jeune dans votre corps et votre tête, avec de bonnes chances de vivre vieux et en bonne santé. [11]

Si vos télomères sont « courts », vous avez plus de risques de mourir prématurément et d’être victime des maladies chroniques.

Sans surprise, les chercheurs ont trouvé que les mères qui s’occupent d’enfant malade ou handicapé ont des télomères plus courts que les autres – c’est l’effet délétère du stress chronique. [12]

Mais parmi ces mères soumises à un terrible stress, certaines avaient conservé des télomères longs : malgré le stress, elles n’avaient pas vieilli plus vite !

Quel était leur secret ?

En fait, ces mères restées en pleine santé avaient une anticipation très différente du stress.

Des chercheurs l’ont démontré en les soumettant à un stress « expérimental ».

Au moment où elles attendaient le moment stressant, dans une salle d’attente, elles percevaient le stress à venir comme un défi.

Alors que les mères qui avaient des télomères courts, signe d’un vieillissement accéléré, percevaient l’épreuve à venir comme une menace !

J’insiste sur ce point essentiel : ce n’est pas le fait de vivre un événement stressant qui pose problème.

C’est l’idée qu’elles se faisaient de l’épreuve avant de la subir qui faisait toute la différence.

Bien sûr, il n’y a jamais de réaction 100 % « pure » : notre anticipation du stress est toujours un mélange de menace et de défi.

Mais si vous avez tendance à vivre davantage le stress comme une menace que comme un « challenge », alors le stress risque de causer des dégâts !

Heureusement, il est possible de modifier votre perception du stress… dans le bon sens ! 

Pour réagir autrement… il suffit d’y penser !

Cela peut paraît incroyablement simple, mais il pourrait suffire de modifier la perception de votre stress pour le réorienter positivement.

Quand des chercheurs ont encouragé des étudiants à interpréter leur réaction physiologique de stress comme quelque chose qui va les aider à réussir

… ces étudiants ont eu de meilleures notes à leur test ! [13] 

Une autre étude l’a confirmé : face à un stress, ceux à qui on a demandé de penser leur stress comme « utile » sont parvenu à garder leur maîtrise : ils ressentaient moins d’anxiété ! [14] 

Voici le précieux conseil d’Elisabeth Blackburn, prix Nobel de médecine, et du Dr Elisa Epel, professeur de psychiatrie :

« Pour canaliser votre stress et faire en sorte qu’il vous procure plus d’énergie positive pour gérer une situation ou réaliser une performance, dites-vous ‘C’est excitant !’ ou encore ‘Mon cœur s’emballe et mon estomac est sens dessus dessous. Super – ce sont les signes d’une belle grosse réponse au stress’.

Bien sûr, si vous vivez un stress émotionnellement épuisant comme celui des mères de notre étude, ce langage vous paraîtra sans doute trop désinvolte. Parlez-vous plus gentiment à la place. Vous pouvez vous dire : ‘Les réactions de mon corps sont en train d’essayer de m’aider. Elles servent à me permettre de me concentrer sur ce que j’ai à faire. Elles montrent que je ne m’en fiche pas’.

La réponse de défi n’est pas une attitude faussement enjouée, du style ‘chouette, je suis si content d’être stressé’. Elle revient à savoir que, malgré les difficultés rencontrées, on peut tourner le stress à son avantage. » [15]

Pourquoi ne pas essayer cette méthode, dès aujourd’hui ?

Bonne santé, 

Xavier Bazin .
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